Mon blog - les nouvelles de mon étang
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comment cuisiner les écrevisses
- Par pascal2705
- Le 21/08/2023
- Dans Art culinaire
Comme promis voici la suite du premier épisode qui traitait de la pêche des écrevisses.
Bon maintenant que l’on dispose d’un bon nombre d’écrevisses (il en faut beaucoup quand même, comptez environ 1,5 Kg pour 4 personnes) le moment est venu de les cuisiner.
Voici une recette, il y en a bien d’autres mais moi je vous propose de les cuisiner au court bouillon.
Pour y parvenir deux solutions :
- Soit vous achetez un court bouillon tout prêt (c’est le plus simple mais ne prenez pas un produit trop bas de gammes)
- Soit vous le préparez vous-même.
Si vous choisissez cette seconde solution, voici une recette de court bouillon :
- Ingrédients :
- 2 branches de céleri
- 1 carotte
- 1 l de vin blanc
- 1 verre à liqueur de cognac
- 1 l d'eau
- 3 cuillères d'huile d’olive
- 2 feuilles de laurier
- 3 branches de persil
- 1 branche de thym
- 1 oignon
- Du gros sel marin, du poivre
- Préparation
- Épluchez la carotte, le céleri et l'oignon.
- Coupez la carotte en rondelles, le céleri en dés et émincez l’oignon.
- Dans un faitout, faites chauffer doucement l’huile, puis laisser revenir à feu doux les légumes 5 minutes. Mouillez avec le vin blanc, l’eau et le cognac. Déposez le thym, le persil, le laurier, un peu de gros sel et de poivre. Laissez bouillir 10 à 15 minutes.
- Plongez alors les écrevisses dans ce court-bouillon et laissez-les cuire 3 à 4 minutes à partir de la reprise de l’ébullition. Égouttez immédiatement et laissez-les refroidir.
Vous n’avez plus ensuite qu’à les déguster (tièdes ou refroidies) avec une petite mayonnaise en les accompagnant avec modération d’un vin blanc sec - muscadet ou d’un pineau de Loire (vive l’Anjou).
Bonne pêche et bonne dégustation.
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La pêche des écrevisses
- Par pascal2705
- Le 13/08/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
Alors que nous pêchions le carnassier dans un étang nos vifs se faisaient croquer de façon étrange.
On les récupérait en charpie comme totalement mâchés.
Avec un peu d’expérience de pêcheur on sait que ce sont des écrevisses qui agissent de la sorte et dans cet étang des écrevisses il y en a à profusion.
Ce sont des écrevisses américaines, celles venues de Louisiane, que l’on trouve maintenant un peu partout en France.
Elles dégradent les berges, en raison de la puissance de leurs pinces et on compare souvent leurs dégâts à ceux des ragondins.
Parallèlement elles ravagent leur environnement en s'attaquant aux têtards et autres plantes aquatiques autochtones et elles contaminent nos écrevisses indigènes en leur communiquant une sorte de peste.
Bref leur présence n’est pas synonyme de cadeau des dieux du domaine halieutique.
Néanmoins elles présentent un avantage non négligeable, elles sont très simples à pêcher et très bonne à déguster.
Encore faut-il savoir comment procéder
J’ai donc choisi de vous faire partager cette expérience au travers d’une série de deux vidéos qui traiteront de la pèche puis de la cuisine de ces petites bestioles.
On commence donc par la pêche des écrevisses.
En général on utilise ce que l’on appelle une balance à écrevisse (une sorte de filet) dans laquelle on va mettre un appât.
Les balances on en trouve chez décathlon (par exemple) pour 5 à 6 euros.
Comme appât vous pouvez utiliser des croquettes pour animaux domestiques, ou comme dans notre cas des morceaux de poissons.
Le principe est de déposer la balance sur le fond et de la remonter rapidement une fois que les écrevisses sont dedans.
Nous comme nous n’avions pas de balance et cela a fonctionné aussi, la preuve en image dans la vidéo au bas de l'article.
Une fois que vous avez attrapé les écrevisses faites attention en les manipulant car elles pincent assez fort.
Et surtout, avant de les déplacer ou de les consommer il faudra les châtrer.
Les châtrer cela consiste à les vider en leur enlevant leur intestin.
C’est très simple à faire.
Pour y parvenir on attrape l’écrevisse (et on la tient de façon à ce qu’elle ne puisse pas nous faire du mal), puis on pince sa nageoire centrale que l’on va tourner d’un demi-tour tout en la tirant doucement ce qui permettra de la vider.
C’est uniquement à ce prix que vous pourrez ramener l’écrevisses chez vous et ensuite la cuisiner.
La suite au prochain épisode …
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Une carpe au vif
- Par pascal2705
- Le 05/08/2023
- Dans Les poissons de l'étang
La pèche réserve souvent des surprises et j’ai voulu vous faire partager l’une de celle-ci.
Alors que nous péchions, en été, le carnassier au vif dans un étang nous avons eu la surprise de prendre une carpe.
Cela arrive parfois quand les carpes ne trouvent plus assez de nourriture elles finissent par devenir carnivore et peuvent dévorer d’autres poissons.
Cette belle carpe a bien entendu retrouvé son milieu de naturelle une fois décrochée.
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La pèche en été
- Par pascal2705
- Le 25/07/2023
- Dans Les poissons de l'étang
Nous voici depuis quelques semaines déjà en période de vacances d’été.
Pour les chanceux en vacances (dont je fais partie), voici venu le moment de se reposer, de profiter de bons moments et de s’adonner à ses passions.
Pour ce qui me concerne l’une de mes passions c’est la pèche et je pense que cette activité ne doit pas vous laisser insensible si vous visitez ce site.
Certains me disent que ce n’est pas la meilleur période pour pécher. On va voir cela.
Alors est-ce une bonne période ?
L’été est une excellente période pour s’adonner à la pêche.
Dans des conditions normales (hors canicule), tous les poissons sont au maximum de leur activité alimentaire quel que soit le plan d’eau pratiqué (étang, lac, rivière).
Les journées sont plus longues, plus chaudes et il est agréable d’être à l’extérieur sans trop devoir se soucier de la météo (en dehors des orages qui peuvent être à la fois violents et soudains et qu’il faut savoir prévoir).
La personne qui pêche devra savoir s’adapter à ce contexte et même profiter de ces brusques changements de météo.
En effet, l’arrivée d’une zone pluvieuse rafraîchissante va réactiver l’activité alimentaire des poissons alors qu’une forte chaleur jouera dans le sens inverse.
Que peut-on pécher en été ?
Les poissons blancs bien entendu.
C’est l’été que l’activité des poissons blancs est la plus forte et dans ces conditions, la personne qui sait s’y prendre peut même réaliser des pêches mémorables.
A ce sujet, petit conseil, pensez à bien choisir la taille de vos esches (ce que l’on met au bout de l’hameçon) car de nombreux alevins peuvent venir parasiter votre coup (l’endroit ou l’on pèche) et il est important de s’assurer une sélection de la taille des poissons à pêcher dès la mise en œuvre de ce qui va les faire mordre.
Au menu vous aurez les gardons, les goujons (pèchable à trousse culotte en Loire par exemple), les brèmes j’en passe et des meilleurs.
Mais les carnassiers eux-aussi vous attendent
Qu’il s’agisse de la perche, du sandre ou du brochet, tous sont prêts à mordre.
Comment s’y prendre
Choisissez votre cout de pêche : zones ombragées, eaux profondes et eaux vives, là où les températures sont les plus fraîches.
Privilégiez aussi les lieux où des obstacles comme des roches ou des branches d'arbres peuvent permettre aux prédateurs de se cacher pour mieux chasser leurs proies.
A quel moment on s’y met ?
C’est quand on veut mais il vaut mieux pêcher assez tôt le matin au lever du soleil par exemple ou plus tard le soir.
J’ai pour ma part remarqué que les meilleurs moments sont ceux avant 9h le matin, puis juste entre 12h et 13h et enfin en fin de journée à partir de 16h.
On peut attirer les carnassiers ?
Oui c’est possible bien entendu, une des techniques consiste à les allécher en attirant leurs proies.
On prépare donc un super coup de pèche qui va faire venir les poissons blancs et vous verrez les carnassiers finiront eux aussi par venir.
Pour les attraper plusieurs solutions :
- placez une ligne au bouchon armée d’un vif
- mais vous pouvez aussi « mettre » un coup de cuillère (ou un autre leurre) de temps en temps ou dès que vous voyez des chasses de carnassiers ou encore quand cela commence à moins mordre (signe qu’un carnassier est sur place).
Essayez aussi le ver de terreau de bonnes surprises peuvent se présenter, la preuve.
On peut aussi pécher la carpe en été ?
Oh que oui mais il faut retenir deux choses.
D’abord plus la température de l'eau augmente, moins elle est d'oxygénée alors que la carpe cherchera une eau l'oxygénée ! Alors visez les eaux où l'oxygène sera le plus présent (eaux profondes ou brassées par exemple).
Et puis adaptez vos èches, choisissiez par exemple des bouillettes à base de farine de poisson en général elles adorent, la preuve.
A bientot pour parler d'un sujet présentant un triple intéret à savoir la pèche, la cuisine et la dégustation des ecrevisses.
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Les bourdons, on va distinguer les vrais des faux ...
- Par pascal2705
- Le 17/06/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
Bonjour aujourd’hui on va discuter d’un animal que vous connaissez surement mais peut-être pas comme il faudrait, je veux parler du bourdon, le vrai
Pourquoi le vrai ?
Parce qu’il y en a un faux, qui vit dans les ruches, lui ressemble à une grosse abeille et il est justement le mâle de l'abeille.
Contrairement à l'abeille ouvrière femelle, il ne possède pas de dard (donc il ne pique pas) et il est très fainéant puisqu’il ne récolte ni nectar, ni pollen.
Son rôle se résume à s'accoupler avec une reine fertile lors d’un vol nuptial, auquel il ne survit habituellement pas. Pauvre de lui ...
Le bourdon qui nous intéresse, vous le croisez souvent. Son nom vient du bourdonnement qu’il émet quand il vole.
Comme l’abeille c’est un animal social qui vit dans une colonie qui ne peut compter jusqu’à 300 individus (à titre de comparaison une ruche regroupe environ 60 000 abeilles).
Le corps des bourdons est la plupart du temps coloré de noir et jaune. Ils ont un aspect robuste et sont couverts de poils, c’est d’ailleurs ce qui leur permet d’être les premiers insectes pollinisateurs à sortir au début du printemps.
Dans un nid de bourdons, on trouve trois types de bourdons
La reine, le plus gros bourdon de la colonie (de 13 et 32 mm de long).
Les ouvrières (femelles de 7 et 18 mm de long).
Les mâles (de 10 et 17 mm de long).
Ils aiment faire leur nid dans des terriers de petits rongeurs, c’est d’ailleurs ce qui s’est produit à mon étang.
Vraisemblablement que ce terrier a permis à la reine de rester au chaud tout l’hiver dans l’attente du printemps.
Le nid des bourdons est bien différent d’une ruche ou d’un nid de guêpes.
Il ressemble à un groupement d’enveloppes de cires dans lesquelles sont stockés le miel et le pollen. On dirait des céréales de type “miel pops”.
Dernière précision, selon-vous est-ce qu’ils piquent les bourdons ?
Et bien oui, les femelles et la reine peuvent piquer et même plusieurs fois sans mourir comme les guêpes.
Néanmoins, ne les redoutez pas et prenez soin d’eux car le bourdon est une espèce menacée et pourtant très utile. Il est essentiel en région tempérée où il est plus efficace que les abeilles car il pollinise dès l'aube, au printemps à des températures inférieures à 15 °C, par temps couvert, pluvieux et même venteux.
Il ne faut pas en avoir peur car si vous ne l’agressez pas il vous laissera en paix lui aussi.
Contrairement aux guêpes il se moque de vos sucreries, lui il veut seulement butiner.
Et puis son bruit caractéristique vous préviendra de sa présence, alors merci de cohabiter en paix avec eux.
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Frai 2023 - Des alevins sont nés
- Par pascal2705
- Le 09/06/2023
- Dans Les poissons de l'étang
Cette année contrairement à l’an dernier le frai a bien fonctionné et il y a des alevins dans l'étang.
C’est surement la météo qui explique cette réussite.
Le printemps fut plus frais et plus humide puis soudainement plus chaud. Cela a permis aux poissons de frayer et aux œufs de pouvoir naitre rapidement dans une végétation aquatique disponible et protégée.
Mais revenons aux alevins, vous devez savoir bien entendu que l'alevin c’est la progéniture des poissons.
En général, pour les poissons ovipares, ceux qui pondent des œufs, le bébé, lorsqu'il voit le jour porte une réserve de nourriture qui lui permettra de passer ses premiers jours de vie sans avoir à chasser pour se nourrir, on appelle cela le sac vitellin.
L’alevin est un petit poisson qui diffère peu de l'adulte à sa naissance et qui en reprend rapidement les caractères.
Les petits poissons que nous voyons à l’écran peuvent ne plus être considérés comme des alevins mais déjà comme des poissons au stade juvénile.
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’ils ne disposent plus de leur sac vitellin.
La prochaine phase ce sera le stade de sub-adulte.
On peut voir dans l'illustration ci-dessous les différents stades de développement des petits poissons.
Ces petits poissons ne sont pas encore différenciés au niveau de leur sexe, à ce niveau de développement ils ressemblent tous à des femelles.
Parallèlement il est encore impossible de définir à quelle espèce ou variété ils appartiennent. Pour y parvenir il faudra être encore un peu patient.
Je vais tout de suite répondre à une question que l’on me pose souvent, qu’est-ce qui pourrait empêcher ces petits poissons de devenir grand ?
- En premier lieu, des prédateurs, d’autres poissons (des perches par exemple) ou d’autres poissons non carnassiers mais pratiquant le cannibalisme
- En second lieu, de petits oiseaux comme le martin pécheur, dont justement repéré un nid à proximité de mon étang. J’aurai peut-être la chance de pouvoir faire une vidéo au sujet de cet animal.
- Et Enfin, le manque de nourriture (ce qui serait rare dans un étang comme le mien) ou une qualité d’eau très dégradée (ce qui pourrait se produire tant la chaleur est déjà importante, mais croisons les doigts).
En résumé, leur avenir n’est pas tracé et ceux qui vont devenir de beaux poissons adultes seront les plus solides et les plus chanceux de ceux qui figurent sur les images.
Mais tout cela sera une autre histoire à vivre ensemble.
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Ouverture de la pêche 2023 dans l'étang
- Par pascal2705
- Le 21/05/2023
- Dans Les poissons de l'étang
Aujourd’hui 21 Mai c’était comme prévu l’ouverture de la pèche dans mon étang.
Une ouverture sous le signe de la fraicheur même si le soleil était de la partie car pour le moment il continu de faire frais par ici dans l’ouest.
On annonce maintenant un réel réchauffement pour la semaine qui vient, on va suivre çà de prêt car ce sera surement le top départ du frai car les poissons n’ont toujours pas fini de frayer et de nombreux gardons étaient encore pleins d’œufs ou de laitance. Une raison de plus de les avoir traité avec soin et respect.
J’ajoute aussi que ce n’est pas pour rien que les anciens n’ouvraient pas la pèche avant le second week-end de juin.
En dehors du bon bol d’air pris à l’occasion de cette ouverture, de nombreux gardons ont donc couronnés cette matinée ainsi qu’une carpe amour.
Les abonnés se souviendront que j’en ai lâché trois dans l’étang pour éliminer l’élodée du canada et bien une d’entre elle est venue nous saluer.
Quelle belle bataille ce fut.
Plus de 25 minutes de combat et au final un superbe poisson, en pleine forme, une boule de muscle a qui nous avons rendu la liberté.
Vivement la prochaine partie de pêche !!!
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Des tordeuses à l'étang !!!
- Par pascal2705
- Le 13/05/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
En arrivant à l’étang au début de ce mois de Mai j’ai constaté que les poissons mouchaient à la surface.
Quelle étrange expression n’est-ce pas ?
Dans me région, cela veut dire que les poissons chassent à la surface, qu’ils viennent attraper des proies qui se trouvent à la surface, des mouches ou des moustiques par exemple.
En l’occurrence il ne s’agissait pas de ce type d’insectes.
En observant l’environnement autour de moi j’ai constaté qu’une multitude de petits fils de soie pendaient aux arbres.
A l’extrémité de chacun de ces fils on trouvait une chenille.
Ces chenilles, ce sont des tordeuses. Des tordeuses vertes du chêne pour être précis.
C’est l’époque à laquelle les larves sont actives. Plus tard elles deviendront des papillons.
C’est un parasite qui touche de nombreuses plantes. Ces petites chenilles peuvent attaquer des arbres, notamment fruitiers.
C’est ce qu’elles ont fait à l’étang dévorant les feuilles d’un jeune cerisier que je venais de planter.
En attendant elles font le bonheur des poissons qui se régalent car de nombreuses chenilles finissent par pendre au-dessus de l’étang et au bout d’un petit moment elles y tombent.
C’est à ce moment-là que les poissons surgissent pour les gober et c’est pour cela que je les voyais moucher comme vous pouvez le voir sur les images de la vidéo ci-dessous.
Une fois de plus le malheur des uns fait le bonheur des autres.
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Les araignées d'eau
- Par pascal2705
- Le 07/05/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
C’est le printemps et les araignées d’eau viennent de se réveiller.
Elles ont passé tout l’hiver à hiberner dans des anfractuosités des rives et les premiers rayons de soleil leur donne le top de sortie.
Bon je vais commencer par casser un mythe, ces petits insectes aussi appelés punaises d’eau, Gerridés, ou encore gerris, sont des cousins des punaises, mais absolument pas des araignées.
On en trouve sur tous les continents. Elles vivent à la surface des eaux calmes mais certaines espèces se sont adaptées aux eaux courantes.
Il faut dire que ce sont des monstres d’adaptation qui fréquentent les eaux douces, saumâtres, calmes mais aussi les océans.
Cette espèce affiche une belle longévité et existe depuis au moins 33 millions d'années.
Ce sont des insectes prédateurs, qui dévorent les petites proies qui tombent à la surface de l'eau qu’elles détectent au travers de leurs vibrations grâce à de grands poils sensoriels qui sont positionnés à l'extrémité de leurs pattes.
Elles s’en approchent alors pour les piquer via un rostre puissant, à l'aide duquel elles injectent une salive digestive qui leur permettra ensuite d'aspirer leur contenu intérieur.
Ces insectes peuvent se déplacer très vite à la surface de l'eau, jusqu'à plus de 5 km/h.
Elles flottent à la surface en reposant uniquement sur leurs pattes qui sont recouvertes de poils hydrofuges en créant ce que l’on appelle un effet lotus qui va générer un petit creux dans l’eau au dessous de leurs pattes. Elles patinent ainsi à la surface de l’eau.
Certaines peuvent même voler, ce qui leur permet d’étendre leur territoire en passant de plan d’eau en plan d’eau ou pour trouver un lieu d’hibernation plus approprié.
Elles pondent des œufs sur un support flottant (de la végétation par exemple) et leurs larves savent flotter dès le premier stade d’évolution. Les éclosions ont lieu au printemps.
Voilà une petite présentation de ces animaux que l’on croise souvent sur les plans d’eau et qui ne sont pas des araignées je le répète.
Mais, savez-vous qu’il existe de vraies araignées d’eau que l’on peut trouver dans nos étangs ?
Et oui ce sont les argyronètes elles sont même les seules d’araignées vivant intégralement sous l'eau ou du moins, quasi-intégralement, car elles ont toujours besoin d'oxygène.
Comment font-elles alors ?
Elles commencent par « tisser une plateforme de toile entre les plantes aquatiques en forme de cloche.
Ensuite elles piègent des bulles d'air dans les poils de leur abdomen, puis retournent dans l'eau et transfèrent les bulles à la plateforme.
Elles refont surface pour ajouter de l'air à leur « cloche de plongée » dès qu'elles en ont besoin.
Cette cloche leur assurera ensuite plusieurs services, c'est là qu'elles se nourriront, grandiront, pondront leurs œufs, et là qu’elles élèveront même leurs petits.
N’hésitez pas à poser vos questions si vous souhaitez d’autres précisions.
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Avril 2023 - Quel drole de printemps
- Par pascal2705
- Le 01/05/2023
- Dans La vie de l'étang
Quel drôle de printemps nous connaissons ici dans l’ouest, ça change de l’année dernière.
C’est super pour le niveau d’eau et les poissons de l’étang mais çà caille et on voit rarement le soleil.
Je sais comme de nombreux Français je râle souvent …
En attendant la nature se réveille tranquillement, les genets fleurissent, les iris grandissent, les orchis macula sont fleuris et le lézard montre son museau.
Les poissons ne sont pas de reste et j’ai même découvert le résultat du frai de l’an dernier.
Finalement quelques alevins ont survécus et des nouveaux petits gardons renforcent l’effectif.
Coté mauvaises nouvelles, des ragondins sont arrivés.
Ils étaient trois, à priori il n’y en a plus qu’un mais il fait des dégâts en creusant les berges et en dévorant les iris. Quelle engeance que ces bestioles.
A noter aussi, les pollens qui couvrent las surface de l’étang, çà fait sale mais figurez vous que certains pollens tels que ceux des « pieds-de-loup » semblent disposer de capacité qui leur permette capturer des polluants (le phosphate par exemple qui responsable de l’eutrophisation des rivières), comme quoi. Ce sont des chercheurs de l’université de Hull, au Royaume-Uni, qui explorent cette une nouvelle piste. Surprenant non ?
Bon je vous laisse, sachant que demain je retournerai à l’étang pour son entretien avec au programme le fauchage des berges.
Et puis dans 3 semaines j’attaquerai la pêche.
Je ferai peut-être même un direct sur ma chaine Youtube à cette occasion ???
D’ici là on parlera des araignées d’eau, je prépare un article à ce sujet.
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Bilan de l'hiver 2022/2023
- Par pascal2705
- Le 02/04/2023
- Dans La vie de l'étang
Je vous l’avais promis, voici le billet qui va acter du bilan de notre hiver 2022/2023.
Sans être un hiver trop froid, dans ma région (les pays de la Loire) cette période traditionnelle de frimas a tenue ses promesses. Nous avons connu quelques périodes de gel à -4°.
Rien d’exceptionnel mais les périodes de froid furent plus marquées que l’hiver précédent.
La végétation a enfin pu profiter d’une pause.
Coté précipitations maintenant.
On partait de loin, il a fallu du temps pour que les pluies arrivent, qu’elles soient efficaces et qu’elles permettent à l’eau de remonter.
Ce fut le cas seulement à compter de décembre et janvier avec une pause tout le mois de février.
Cette période fut inquiétante je le concède. Mais au final cette sécheresse hivernale a permit à tous les prophètes de la fin de monde de monter au créneau. Et puis elle permet aussi d’augmenter le prix de l’eau sans générer trop d’opposition.
Puis vint le mois de Mars avec ses pluies importantes et régulières qui permirent à l’eau d’enfin remonter vraiment et aux nappes phréatiques de se remplir.
A quel niveau sommes-nous ? et bien mon étang est bien plus rempli que l’an dernier.
Au final je vais donc aborder le printemps avec un étang dont le niveau d’eau est quasiment complet.
Ouf oui ouf parce que ce n’était pas gagné et que maintenant les pluies qui vont arriver vont surtout permettre à la végétation de se développer.
Maintenant place au printemps.
Honnêtement, c’est la saison que je préfère et, on va essayer d’en profiter ensemble.
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Mars 2023
- Par pascal2705
- Le 23/03/2023
- Dans La vie de l'étang
Je poste ce petit billet qui résume ce qu’est notre mois de Mars 2023 c'est-à-dire une période bien humide pour le plus grand bien de nos étangs, de leur faune et de leur flore.
La nature se réveille doucement et même bien plus lentement que les autres années, tant mieux !
Le printemps est là depuis quelques jours et même sous la pluie c’est bon d’être au bord de l’eau.
Je vous laisse profiter des quelques images de la vidéo qui figure ci-dessous.
A bientôt pour faire un premier bilan avant que les choses ne redémarrent vraiment et cela sous le soleil j’espère.
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Ha l'eau mais t'es où ?
- Par pascal2705
- Le 07/03/2023
- Dans La vie de l'étang
Comme beaucoup de monde en ce moment je me pose une question lancinante
Ha l’eau, mais t’es ou ? ben qu’est ce que tu fais ? t’es où ? il va pleuvoir quand ?
Et oui, depuis un mois dans ma région et surement tout comme dans la votre il n’a pas beaucoup plu.
En effet, sans être trop rigoureux dans ma région hiver est plutôt froid et surtout sec. On parle même d’uns situation de sécheresse d’hiver.
Pourtant depuis décembre 2022 la situation s’est un peu améliorée après le triste été que nous avons connu.
Mais c’est lent et c’est vraiment sur la période Janvier / Février que l’eau est remontée.
Sans cet épisode pluvieux c’est une catastrophe encore pire que la dernière qui s’annonçait.
Pour ce qui me concerne il manque encore 30 à 40 cm d’eau pour faire le plein.
J’espérai que Mars nous apporterait l’eau manquante car après ce sera trop tard.
La végétation repartira, elle consommera de quoi lui permettre de s’épanouir
Et parallèlement les poissons et le reste de la faune aquatique auront besoin eux aussi d’eau et suffisamment pour passer le printemps et l’été dans de bonnes conditions.
Figurez-vous qu’à priori le retour de la pluie semble s’annoncer
Je croise les doigts pour que cet épisode soit durable.
Il semble qu’au moins 10 jours de pluie sont prévus, quelle bonne nouvelle.
Malgré tout, la situation sera à suivre dans les prochaines semaines.
On refera donc un point à ce sujet fin Mars.
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La grenouille rieuse
- Par pascal2705
- Le 11/02/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
Si je vous dit Pelophylax ridibundus, ça ne vous inspirera surement pas grand-chose je vais pourtant vous parler d'un animal que vous connaissez surement.
Il s’agit d’une grenouille et pas n’importe laquelle puisque c’est la grenouille rieuse .
C’est un animal qui anime nos soirées de printemps et d’été que l’on aime ou pas car elle est un peu controversée. Elle est en effet considérée comme invasive.
Elle est très semblable aux autres grenouilles vertes mais elle est bien plus grande.
Elle vient de l'Europe de l'Est et menace les populations de grenouilles indigènes de notre pays et déstabilise les écosystèmes. Elle est rustique et pour preuve c'est souvent le seul amphibien présent dans les plans d'eau riches en poissons.
Elle aime les rives ensoleillées des grandes rivières ainsi que les plans d'eau de superficie importante pour peu qu’ils disposent d'au moins 50 cm de profondeur.
Elle s'éloigne rarement de l'eau.
C’est sans difficulté qu’elle hiberne durant la saison froide dans l’eau, des les berges ou dans la vase .
Dès mars elle redeviendra active et le restera jusqu’en Octobre / Novembre.
Active de jour comme de nuit, elle est l’ennemie des bobos qui ont quitté la ville pour la campagne, car elle chante beaucoup au printemps et à l’automne.
Elle se reproduit sur la période mai-juin.
Elle peut vivre jusqu’à 11 ans dans la nature ce qui est remarquable.
Que mange-t-elle ?
Le têtard (son bébé) est principalement herbivore.
L'adulte est surtout insectivore.
Mais elle absorbe aussi parfois des nourritures de grande taille, telles que des poissons, des lézards, des musaraignes, des petits oiseaux (et oui), des tritons et d’autres grenouilles (y compris ses congénères plus petits car elle peut être cannibale).
Voilà, je m’arrête là, si vous avez des questions complémentaires envoyez moi un message.
Je suis quasi certain que maintenant vous regardez différemment ces petites grenouilles qui font partie de nos étangs de nos cours d’eau et qui annoncent le printemps grâce à leur chant.
Chouette on va bientôt les entendre !!!
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L'anodonte ou la moule d'eau douce
- Par pascal2705
- Le 31/01/2023
- Dans La faune et la flore de l'étang
Aujourd’hui je vais vous présenter un animal qui porte un nom bien étrange.
Il s’agit de l’anodonte, plus communément connu sous le nom de moule d’eau douce.
A entendre ce nom on penserait qu’il s’agit d’un animal préhistorique !
Et bien figurez-vous qu’effectivement ces coquillages datent de cette époque et qu’ils ont même joué un rôle important durant la préhistoire.
Dans certaines régions du monde (les bords du Nil par exemple lieu où les sédiments étaient très riches en mollusques), les anodontes semblent avoir été recherchées et appréciées par l'Homme préhistorique qui les avait ajoutées à son menu.
Aujourd’hui il serait malvenu d’en faire de même.
En effet, l’anodonte est un excellent filtre à eau car elle se nourrit des particules organiques en suspension dans l’eau, qu’elle filtre en aspirant.
De ce fait elle rejette de grandes quantités d’eau, jusqu’à 50 l par jour et participe ainsi à la purification de l’eau.
Mais de nos jours, du fait entre autre de la pollution, elles sont susceptibles d’accumuler dans leurs tissus et leur coquille des germes pathogènes, des polluants ou encore des radionucléides (éléments radioactifs).
Les consommer vous rendrait quasi assurément malade à plus ou moins court terme.
Visiblement les ragondins ou les rats musqués eux s’en moquent puisqu’ils les consomment dès que possible.
C’est ce qui s’est produit cet été dans mon étang où de beaux specimens se sont fait dévorer.
C’est encore plus dommage quand on sait que depuis 2012 ce coquillage est inscrit sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce quasi menacée.
Savez-vous que l’anodonte se reproduit grâce aux poissons ?
et oui ses œufs (environ 50 000 par spécimen), éclosent avant d’être sont expulsés par les siphons de l’animal.
Les jeunes larves sont ensuite ingérées par les poissons et elles viennent se fixer sur leurs branchies où elles s’enkystent et se transforment lentement.
Les glochidiums (nom scientifique donné aux jeunes larves) sont principalement relâchés lorsqu’un poisson hôte potentiel passe à proximité de la femelle et qu’il est détecté par stimulation tactile.
Au terme de plusieurs mois, quand la jeune moule a atteint la taille d’environ un centimètre, elle se détache du poisson et tombe au fond de l’eau.
Les moules d’eau douce peuvent vivre très longtemps. Plusieurs espèces vivent plus de 50 ans, mais la plupart d’entre elles ont une durée de vie qui varie entre 15 et 40 ans.
Les anodontes vivent et se déplacent lentement au fond de l'eau grâce à leur pied unique et laissent des traces dans la vase.
Elles apprécient les eaux calmes comme celles des étangs.
J’espère vous avoir appris quelque chose au sujet de cet animal que j’ai aussi croisé en Loire quand j’étais enfant.
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Aïe il gèle à l'étang !
- Par pascal2705
- Le 22/01/2023
- Dans La vie de l'étang
L’hiver est de retour et même dans ma région (l’ouest de la France) l’eau de l’étang a fini par geler. Ce matin il faisait -4°, rien de sensationnel mais le froid sec est bien présent.
Quelle étrange sensation que de voir cette étendue d’eau glacée, la vie aquatique semble disparaitre et s’arrêter.
Déjà, quand j’étais enfant, cela me fascinait.
A la maison nous avions un petit bassin et en cas de gel je voyais les poissons s’immobiliser, ils semblaient geler puis dès que le temps se réchauffait, ils ressuscitaient.
Petit à petit j’ai compris qu’ils pouvaient s’adapter à ces situations complexes.
Voyons comment les plantes, les poissons, insectes et autres animaux aquatiques font-ils pour survivre sous la glace ?
Pour comprendre ce qui se passe, Il faut commencer par assimiler la fait que dès que les températures descendent en-dessous de zéro, une couche de glace se forme à la surface de l’eau et cette couche de glace devient alors une sorte d’isolant qui fera refroidir le reste de l’eau plus lentement.
Voilà donc le premier phénomène qui permettra à la faune et à la flore aquatique de survivre.
Mais cette situation peut aussi finir par poser problème.
En effet, si la couche de glace vient à perdre se transparence le soleil peut alors avoir du mal à la traverser ce qui finira par entraver les conditions de survie du milieu.
La situation aura des effets sur les algues et les plantes aquatiques qui manqueront de lumière.
Et puis sans lumière pas de production d’oxygène et ce seront alors les poissons et les insectes qui souffriront de la situation.
Parallèlement la qualité de l’eau peut aussi en pâtir car les bactéries elles aussi ont aussi besoin d’oxygène pour décomposer les déchets et les végétaux morts tout comme pour filtrer l’eau.
Seconde question qui nous vient à l’esprit en cas de gel, comment les animaux survivent-ils sous la glace ?
Il faut comprendre qu’en général un étang ou encore mieux un lac dispose d’un endroit où l’eau été comme hiver aura sensiblement toujours la même température.
La schéma suivant vous présente cette caractéristique.
Plutôt pratique non ?
Et puis si les choses se compliquent quand même alors les poissons entrent dans une sorte d’hibernation.
La majorité d’entre eux se mettent en « mode veille » en général ils s’enfouissent dans le sol de l’étang et se cachent dans la vase.
Ainsi ils ne souffrent pas du gel. Le principal pour le poisson étant de ne pas entrer en contact avec la glace
Certains invertébrés comme les escargots scellent leur coquille pour la rendre hermétique ce qui évitera un refroidissement excessif.
Certains amphibiens sont capables d’hiberner dans l’eau, comme la grenouille rieuse et certains tritons.
Pour eux, une couche fine de glace n’est pas un problème vu que la température de l’eau est rarement négative en dessous. Les températures comprises entre 4 et 8°C sont même idéales pour leur survie.
De plus, leur glycémie élevée leur permet de survivre à un période de gel total, pas mal non ?
Voilà qui doit nous rassurer car, pour résumer, l’hiver en général ne met pas nos étangs et ses résidents en danger.
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Bonne année 2023
- Par pascal2705
- Le 15/01/2023
Bonjour à vous les amoureux du milieu halieutique,
Cet article est pour moi l’occasion de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2023.
Souhaitons qu’elle vous apporte le bonheur, la joie et la santé.
Coté nature, souhaitons qu’elle soit moins sèche que 2022 et plus propice à l’épanouissement des milieux naturels que nous aimons.
Je souhaite aussi à tous ceux qui ont vu leur étang souffrir et parfois même s’achesser que tout rentre dans l’ordre et que 2022 ne soit qu’un mauvais souvenir un peu comme 1976 ou 2003.
En ce qui concerne le mien, justement les choses rentrent petit à petit dans l’ordre mais c’est long.
Heureusement il pleut souvent et assez longtemps.
Alors le niveau d’eau remonte petit à petit tout comme celui des nappes phréatiques dans l'ouest de la France (ma région)
C’est un peu plus rapide depuis deux semaines mais il manque encore au moins 60 centimètres d’eau pour faire le plein.
Au rythme actuel il faudrait encore 16 semaines pour y parvenir soit environ 4 mois. Cela nous amènerait en Avril / Mai.
Ce sera juste si, comme on nous l’annonce déjà, on devait connaitre un printemps doux et sec.
Croisons les doigts pour que les prévisionnistes de trompent. Cela leur arrive souvent et pour une fois ce serait une bonne nouvelle, nos étangs, nos poissons et donc pour nous.
Pour ce qui concerne les projets à venir ils sont nombreux.
En premier lieu il va me falloir rempoissonner. L’été dernier a été difficile, l’eau était peu oxygénée et de nombreux poissons sont morts (même une très vieille carpe ne s’est pas remise de cette période complexe et est décédée en Décembre).
Il va donc falloir renouveler artificiellement une partie de la population piscicole. Je ne compte pas en acheter mais plutôt procéder en péchant.
J’ajouterai donc des gardons, des brèmes et des carpeaux.
Peut-être aussi un petit brochet.
Parallèlement je compte aussi aider à l’alevinage naturel. Cela s’opérera sur plusieurs années.
Pour y parvenir j’ai déjà installé un peu de végétation aquatique.
Ce sont des plantes qui m’ont été données dont des nénuphars. Merci encore à ces généreuses personnes.
Coté entretien j’ai profité de l’automne 2022 pour couper et remonter l’arbre qui était tombé à l’eau (merci à mes fils pour le coup de main)
Il va maintenant me falloir le débiter cet arbre sachant que je vais conserver des branches pour faire du tunage autour de certaines parties des berges.
Je vais aussi profiter du printemps pour rebâtir le ponton qui tombe en morceau.
Il est devenu dangereux le démonter sera simple. Le refaire dans un mode plus solide sera un chantier intéressant.
J’ai aussi prévu de construire une petite cabane qui me permettra de m’abriter en cas de pluie ou de soleil trop fort et il me faudra aussi installer un banc en bois que mes enfants m’ont offert.
Et puis surtout cette année je voudrai bien pouvoir pécher comme je le souhaite car l’année dernière j’ai préféré ne pas faire souffrir les poissons et je n’ai dons pas beaucoup péché.
Voilà une année 2023 qui s’annonce bien chargée et qui me donnera l’occasion de revenir vers vous assez souvent.
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Bilan de l'été 2022
- Par pascal2705
- Le 18/09/2022
- Dans Entretien de l'étang
Bonjour j’ai mis un peu de temps à réaliser ce nouvel article pourtant l’actualité n’a pas manqué en cet été 2022.
Je vous préviens tout de suite je vais aborder des thèmes moins « légers » que d’habitude mais les évènements qui ont marqué cet été exceptionnellement sec et certaines fausses vérités méritaient des éclaircissements.
Allez on démarre.
Comme je le disais en introduction c’est la sécheresse qui fut le triste fil conducteur de cet été.
Il faut dire que l’on pouvait s’y attendre car l’hiver fut très faiblement pluvieux et dès novembre 2021 Météo-France soulignait le déficit marqué de précipitations qui en moyenne atteignait le tiers d’un hiver normal.
Au début du printemps le stock d’eau disponible pour l’été était donc plus faible que la normale et ensuite les mois de Juin et Juillet qui furent caniculaires n’arrangèrent pas la situation.
Tout cela à conduit à la situation que nous subissons car ce n’est pas encore terminé même si l’automne s’annonce.
Alors on nous brandit le changement climatique comme explication à cette catastrophe mais personnellement changement climatique ou pas cela me rappelle la sécheresse de 1976.
Peut-être même que c’était encore pire à cette époque là mais nous étions lors moins nombreux et moins consommateurs d’eau.
A ce sujet et juste pour « débunker » (démystifier) quelques idées préconçues souvent relayées sans contrôles par certains médias alarmistes je tiens à préciser qui en France consomme l’eau et pour quel domaine.
Sachez donc que l’agriculture est la première activité consommatrice d’eau avec 45 % du total, puis vient ensuite … le refroidissement des centrales électriques avec 31% suivi de l’eau potable 21 % et enfin les usages industriels avec 4 %.
D’où viennent ces chiffres ? tout simplement du gouvernement lui-même et plus précisément d’une étude issue de statistiques en relation avec le développement durable que vous trouverez ici .
Il m’apparait donc totalement injuste de stigmatiser les particuliers même si globalement il faut faire un effort sachant que parallèlement on pousse inconsidérément à consommer de l’électricité dont la production tendra à accroitre la consommation d’eau donc à réduire la ressource.
Une fois de plus nos grands timoniers marchent sur la tête. Cela pourrait être drôle s’il ne s’agissait pas de notre avenir, de celui de nos enfants, de notre planète et des espèces vivantes que l’on y trouve. Vive l’écologie source de taxe que certains vont s'empêcher d’encaisser avant de les dilapider en avantages personnels.
Voilà çà c’est dit et maintenant revenons à notre sujet principal.
L’étang a beaucoup souffert cet été.
Il reste encore de l’eau mais c’est catastrophique d’autant qu’il ne pleut toujours pas nous sommes pourtant mi-septembre.
Les poissons souffrent car ils manquent d’oxygène et parallèlement les hérons eux se régalent.
C’est la dure loi de la nature. Heureusement il reste des zones ont-ils ne peuvent aller car ils n’ont pas pied.
Je croise les doigts pour qu’il pleuve, pour que le ciel vienne en aide à tous ceux qui comme moi attendent les pluies salvatrices.
De toute façon je n’ai pas d’autre solution alors … et puis il y a pire que le mien car de nombreux autres étangs sont à sec.
En attendant il y a quand même de quoi s’occuper car même les mauvaises choses ont du bon.
Je profite de la baisse du niveau d’eau pour reboucher les trous de ragondins.
J’y mets des pierres en commençant par des petites puis en finissant par des grosses puis je termine en fixant l’ensemble avec de la terre.
Le résultat n’est pas trop mauvais.
Cela me permet aussi de curer certaines parties inaccessibles, de retirer des branches qui étalent tombées dans l’eau, de débroussailler les rives depuis le bas et enfin de sortir un arbre qui était tombé à l’eau l’été dernier.
Quand tout ce la sera terminé je vais faire un peu de tunage pour conforter certaines rives.
Coté plantations c’est compliqué là aussi.
Faute d’arrosage suffisant les framboisiers sont morts, les fraisiers des bois et le pied de kiwi devraient s’en sortir tout comme l’arbousier.
Framboisiers Fraisiers des bois Kiwi Arbousier J’espère que la prochaine vidéo permettra d’acter le retour des pluies et la remontée du niveau d’eau.
Je trouve que la citation de Paul Valéry qui disait « L´espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide » est particulièrement appropriée à cette situation, vous ne croyez pas ?
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Un bien étrange poisson
- Par pascal2705
- Le 06/06/2022
- Dans Les poissons de l'étang
Comme je l’indiquai dans ma dernière vidéo j’ai commencé à pécher dans mon étang.
En général j’essaie de respecter les anciennes dates d’ouverture de la pêche. Jusqu’aux années 80 (de 1900) c’était toujours fixé au second week-end de juin. Cela laissait le temps aux poissons de se reproduire.
A l’époque l’ouverture de la pêche était une institution. On l’attendait avec impatience car avant cette date la pêche était totalement fermée (or pêche à la truite)
De nos jours il y a plus importants que le respect des poissons qui ne peuvent malheureusement plus guère compter sur des périodes de tranquillité et certaines pêches ne ferment même plus.
Alors, chez moi, j’essaie de me tenir à cette ancienne date mais cette année tout va très vite, un peu comme si on avait un mois d’avance sur la saison, alors j’ai commencé à pêcher plus tôt.
Le moment est donc vraiment venu de discuter autour des poissons de l’étang.
J’en ai aujourd’hui 4 à vous présenter et pour l’un d’entre eux j’aurai même besoin de vous pour l’identifier.
Commençons par un poisson très commun, à savoir le gardon.
Il aime vivre en groupe dans les eaux tranquilles et stagnantes, il se nourrit de végétation ou de petits animaux. Sa coloration dépend souvent de l’environnement ou il évolue, il peut être très brillant, ou plutôt vert, ses nageoires sont rouges orangées et ses yeux rougeâtres. Il se reproduit assez tôt au printemps.
Voyons ensuite le carassin que l’on confond parfois avec le carpeau (alevin de la carpe). Même s’il est de la même famille sachez que contrairement à la carpe il ne possède pas de petites moustaches de part et d’autre de sa bouche.
Il est considéré comme étant l’ancêtre du poisson rouge. Il ne grossira pas beaucoup plus que celui qui est à l’image. Il peut s’hybrider avec les carpes.
Oh la belle petite perche que voilà.
Ce poisson carnassier se nourrit de larves, d’insectes et d’alevins.
Les grosses perches peuvent atteindre 50 à 60 cm pour 3 à 4 kilos mais c’est assez rare. Plus généralement elles demeurent naines car trop nombreuses mais elles restent toujours gourmandes au point de nuire à la reproduction des autres espèces.
Attention à ses épines dorsales qui piquent.
Et j’ai gardé le plus étrange pour la fin.
Mi brème et mi gardon je ne sais pas trop de quoi il s’agit.
Il était assez gros et batailleur. Mon étang en contient plusieurs encore bien plus gros que celui-ci. D’après vous de quoi s’agit-il ?
j’ai bien une idée mais j’aimerai avoir votre avis.
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Mai 2022 - Rien ne va plus !!!
- Par pascal2705
- Le 25/05/2022
- Dans Entretien de l'étang
Nous sommes en Mai 2022 mais que se passe-t-il ?
Rien ne va plus à l’étang ...
Entre coucou qui bave au point d’en faire pleurer un saule (alors qu’il ne le devrait pas) et l’eau qui baisse tant que son niveau est le même que ce qu’il devrait être début Juillet il y a de quoi s’étonner.
Commençons par le coucou et le saule.
Je voulais profiter de cette vidéo pour vous faire partager un étrange phénomène qui se reproduit très souvent au printemps.
A cette période en effet, certains végétaux (arbres ou arbustes) se trouvent parfois couverts d’une sorte de substance peu ragoutante qui ressemble à de la bave.
Chez moi on dit que c’est de la bave de coucou ailleurs on dit que c’est du crachat de coucou .
C’est un peu magique quand on est enfant, on imagine cet oiseau, qui brille généralement par sa discrétion, profiter d’un moment d’inattention pour aller cracher sur une branche à notre insu.
La vérité est moins poétique mes amis.
Ce phénomène est du à la présence d’insectes qui au stade larvaire produisent une bave blanche très caractéristique.
Cette bave sert à la fois d'isolant climatique et de protection contre les prédateurs pour la larve jusqu'à ce qu'elle atteigne le stade adulte
La cicadelle qui est une sorte de petite cigale de l’ordre des Hémiptères ou la cercope sont à l’origine de la ponte de cette larve.
Cicadelle Cercope Ces insectes se nourrissent de la sève des végétaux.
Les larves apprécient les temps raisonnablement chauds et humides ce qui explique pourquoi on les observe généralement au printemps.
Rassurez-vous la présence de ces insectes n’est pas forcement synonyme de gros problème et il est facile d'éliminer les larves avec un simple jet d'eau puissant ou en faisant confiance à l’un de leur prédateur naturel tel que la mésange bleue.
A vous d’attirer ces oiseaux en installant un nichoir adapté.
En attendant la présence de cette larve fait pleurer les saules de l’étang et ce parfois au grand plaisir des poissons qui sont à l’affut toujours prêts à gober un insecte maladroit.
L'effet que cela produit sur l’eau est incroyable, on dirait qu’il pleut.
En parlant de pluie, la vraie serait bienvenue car l’étang baisse et même très fort.
Le niveau actuel correspond généralement à celui que je constate début juillet c’est très inquiétant.
Fort heureusement quelques orages (parfois très violents) se sont abattus sur ma région. Ils ont amené un peu de pluie qui sans faire véritablement remonter le niveau de l’étang cela contribue au moins à limiter la casse.
L’eau est un peu plus aérée et sa température a baissée.
Coté alevins rien de bien sensationnel, je n’en vois pas beaucoup.
Par contre j’ai péché pas mal de petites perches.
Je pense donc qu’une bonne partie du frai a disparu alors que l’eau baissait et que l’autre partie s’est fait dévorer par les perches.
On verra bien dans les prochaines semaines si malgré tout mon constat évolue.
A bientôt !