Oiseaux cormorans poissons étang

  • Enfin une solution pour lutter (un peu) contre le fléau des cormorans ?

    En me rendant à l'étang il y a deux jours de cela, j'ai constaté qu'un cormoran s'y trouvait .

    Un pecheur qui fait peur a des cormorans qui volent au dessus de son etang en europeLa présence d'un tel oiseau, de cette taille (car il était très grand) est une véritable catastrophe.

    En effet cet animal est un véritable glouton qui mangera tout ce qu'il trouvera tant qu'il ne sera pas rassasié.

    J'ai réussi à la faire fuir mais il ne fait aucun doute qu'il reviendra.

    Alors comment faire pour s'en protéger un peu ? sachant qu'en plus c'est une espèce protégée (sous la pression de pseudos écolos qui n'y connaissent rien, ou qui préfèrent les cormorans aux poissons ...).

    En lisant un magazine traitant entre-autre de la pêche j'ai trouvé une idée.

    Un homme qui vient davoir une idee en lisant un magazine qui parle des etangsPourquoi ne pas fabriquer une cage refuge pour les poissons ?

    Cage anti cormoransLe but de ces cages étant d'assurer la protection contre les attaques de cormorans en créant un refuge pour les poissons durant toute l’année. Mais elles peuvent aussi être un support de ponte.

    La cage refuge pour protéger les poissons de la prédation du cormoran : une technique efficace

    Voilà qui parait donc une bonne solution. 

    Si certains fabricants les proposent toutes prêtes, il faut savoir que le coût est souvent prohibitif. D’autant que cela semble assez facile des fabriquer.

    Pour y parvenir je vais donc acheter des plaque de treillis soudé que je vais relier entre elles (via soudure ou autre moyen) sur le dessus de la cage je vais ajouter de la canisse en bambou pour éventuellement protéger les poissons des hérons si le niveau d'eau devait baisser. Sur les coté je vais ajouter des supports de ponte.

    A priori ce type d'équipement a déjà été souvent testé avec efficacité ailleurs, alors il devrait aussi faire l'affaire chez mo.

    On verra bien ... la suite au prochain épisode.

     

  • Les cormorans

    Je vais aborder aujourd’hui un sujet très sensible pour ceux qui comme moi aime le milieu halieutique et ce qui le compose.

    Je vais parler d’un oiseau aquatique à la fois très connu et aussi redouté des pécheurs et des pisciculteurs je veux parler du cormoran.

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    Ce corbeau marin comme le nommait les romains est un redoutable prédateur, profilé et équipé pour la pêche intensive qu’il pratique tout en faisant parti des espèces protégées.

    Romain et cormoran

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cela représente bien le dilemme qu’il inspire.

    Pour ses détracteurs c’est un grand destructeur de poissons.

    Il faut dire que ce vorace est capable de plonger longtemps (jusqu’à une minute sans remonter) et dans des profondeurs allant jusqu’à 15 mètres.

    Une fois immergé il mangera tout ce qui passera à sa portée (poissons blancs dont tanches, carpes, alevins, mais aussi des carnassiers comme les sandres, les perches et les brochets).

    A l’image des serpents, la partie supérieure de son bec est capable de se déboiter pour lui permettre d’augmenter sa capacité à gober des proies volumineuses.

    La taille des poissons qu’il consomme oscille entre 10 et 35cm mais on le dit capable d’ingérer des poissons dépassant les 60 centimètres.

    Cormoran qui mange un brochet

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On estime sa consommation journalière entre 300 à 400 g de poissons minimum.

    A cela s’ajoute un instinct grégaire qui le conduit à pratiquer des « pêches en meutes.

    Dernièrement on l’a même observé alors qu’il dévorait d’autres oiseaux aquatique.

    Un cormoran avale un grebe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Évoluerait-il en prédateur insatiable comme certains autres animaux dont des humains ?

    Honnêtement je ne le pense pas.

    A mon sens, dans ces cas précis, le cormoran cherche tout simplement à se nourrir et ses actes ne sont liés qu’à son instinct et à l’opportunité de réaliser un repas facile.

    Ceux qui le protège considèrent qu’en jouant son rôle naturel de prédateur, il intervient sur la qualité de l’eau et contribue à une meilleure oxygénation des eaux.

    A leurs yeux, loin d’être une menace, son retour apporte des bénéfices aux milieux naturels.

    Vous me permettrez de douter de cela.

    A mon sens, certes cet oiseau est utile et à même de chasser les surplus de populations piscicoles ou de dévorer les poissons malades mais sa surpopulation pose maintenant problème.

    Même si l’on annonce que sa population stagne maintenant après une très forte hausse cet oiseau génère de gros dégâts.

    Population cormorans

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Population cormorans 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous noterez d’ailleurs que si les populations de cormorans restent stables sur les côtes c’est bien dans les terres qu’elles se développent.

    C’est bien dommage car c’est en mer que sa présence est la moins nuisible.

    Et face à cet oiseau, toutes les régions ne sont pas exposées. C’est en effet souvent à proximité des zones côtières que ‘l’on en rencontrera le plus, 41 départements sont concernés.

    Ma région, les Pays de la Loire est particulièrement exposée, en effet en additionnant les populations côtières et continentales, elle totalise 21,66% de la population nationale et devancent désormais nettement la Normandie (17,70%), suivie par la Bretagne (11,26%), le Nord (8,66%) et la Picardie (6,10%).

    Le reste de la population (34,63% contre 28% en 2015) est dispersé dans de nombreuses petites colonies (88 soit 61% des colonies).

    Une fois ce constat dressé, on fait quoi ?

    Autrefois c’est le bon sens qui guidait nos actions, aujourd’hui nos décisions tiennent plus de la pensée bobo écologique que d’autre chose.

    Sans penser à éradiquer cet oiseau, limiter ses effectifs dans les terres serait à mon sens une bonne idée.

    C'est sur ce constat que je vous souhaite une bonne fin d'année 2023.